Face à l’expansion des groupes armés terroristes dans le Sahel, le Togo a fait le choix d’une réponse anticipative et structurée. Lancée en 2018, l’opération Koundjoaré est devenue le principal dispositif militaire déployé dans la région des Savanes pour préserver l’intégrité territoriale, sécuriser les frontières et protéger les populations. Soutenue par des investissements budgétaires importants et renforcée année après année, elle constitue aujourd’hui l’un des piliers de la stratégie nationale de défense.
Lorsque la menace terroriste s’est progressivement rapprochée des frontières septentrionales, les autorités ont fait le choix de l’anticipation plutôt que de l’attentisme. C’est dans cette logique qu’a été lancée, en 2018, l’opération Koundjoaré, une vaste opération militaire conduite par les Forces armées togolaises (FAT) dans la région des Savanes.
Sa mission est claire : défendre l’intégrité territoriale. Au fil des années, ce dispositif est devenu le principal bouclier sécuritaire du nord du pays. Dotée d’une base juridique par arrêté interministériel, l’opération a connu un renforcement progressif de ses capacités opérationnelles grâce à l’acquisition de matériels de pointe, au déploiement de nouveaux équipements, à l’amélioration des moyens logistiques et à l’augmentation des effectifs mobilisés sur le terrain. Cette montée en puissance s’inscrit dans une stratégie visant à adapter en permanence les capacités des FAT à l’évolution d’une menace devenue plus mobile, plus diffuse et plus complexe.
Effort financier
L’engagement de l’État se montre également dans l’effort financier consenti au profit du secteur de la défense. Selon la Loi de finances 2025, le ministère des Armées a déjà perçu 624,8 milliards de francs CFA sur les 722,3 milliards prévus par la Loi de programmation militaire.











