Au Togo, l’aviculture est un secteur en pleine expansion, contribuant de façon sûre à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire. Conscient de son importance, le pays déploie des actions pour soutenir le développement de la filière. Elles visent à améliorer la productivité, la qualité des produits et la compétitivité des éleveurs.
Le secteur avicole connaît une progression, avec une hausse constante de la production au cours de ces années. Selon le ministère en charge de l’Élevage, le pays a franchi un seuil symbolique avec plus de 38,6 millions de têtes de volailles produites à l’échelle nationale.
Ce chiffre traduit une évolution par rapport à 2023 (35,7 millions) et 2022 (33,1 millions). Ces résultats sont le fruit de multiples initiatives mises en œuvre par le gouvernement pour accompagner et moderniser la filière.
Des appuis directs aux éleveurs
L’État soutient activement les aviculteurs à travers divers programmes et subventions.
Ainsi, dans le cadre du Projet d’appui au secteur agricole (Pasa), chaque éleveur peut bénéficier d’un appui pouvant atteindre 3,5 millions de francs CFA, afin de passer d’un élevage familial à un modèle semi-moderne, apte à approvisionner les marchés.
De même, le Fonds de résilience du système alimentaire au Togo (FRSP-Togo), soutenu par la Banque mondiale, accompagne les petits producteurs de volailles dans la région des Savanes. Les appuis portent notamment sur la fourniture de matériaux de construction, d’équipements d’élevage et de formations techniques.
Aussi, de nombreuses sessions de formation sont organisées pour améliorer les pratiques : gestion des reproducteurs, collecte des œufs, hygiène et entretien des équipements.
Un projet structurant : la filière avicole intégrée
Lancé officiellement le 28 mars 2024, le projet de développement de la filière avicole intégrée ambitionne de transformer profondément l’industrie avicole togolaise. Il prévoit la mise en place d’un complexe moderne de 400 hectares à Avétonou, comprenant 105 bâtiments, une usine de fabrication d’aliments d’une capacité de 450 tonnes par jour, ainsi qu’une unité d’accouvage capable de produire 1,2 million de poussins par semaine.
Le site abritera également une unité d’abattage d’une capacité de 10 000 poulets par heure, et sept fermes d’élevage pouvant accueillir 50 millions de poules par an dans une première phase. À terme, la production annuelle devrait atteindre 100 millions de poulets lors de la deuxième phase.
Un encadrement des importations
Pour protéger et renforcer la compétitivité des producteurs locaux, le gouvernement a décidé de réguler les importations de volailles et de poissons. Désormais, tout importateur est tenu d’acheter au moins 10 % de sa commande sur le marché local avant de recourir aux importations. Cette mesure s’inscrit dans une politique volontariste visant à stimuler l’économie nationale, encourager la consommation locale et consolider la sécurité alimentaire.
Les aides des autorités aux acteurs de la filière sont nombreuses, leurs retombées, elles, sont inchiffrables. Cela permet aux bénéficiaires d’envisager des jours meilleurs grâce à leur travail.
La Rédaction