En 2024 et 2025, l’Office togolais des recettes (OTR) s’est affirmé comme l’un des bras valides de la transformation de l’État. Il a poursuivi un travail méthodique de mobilisation des ressources, d’assainissement des pratiques et de modernisation des services, contribuant ainsi à renforcer la capacité de l’État à répondre aux différentes attentes sociales des populations.
Dans un contexte marqué par des besoins croissants en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures et de protection sociale, la performance fiscale apparaît comme une condition essentielle de la solidarité nationale. Chaque franc mobilisé devient un levier de progrès, chaque réforme un pas de plus vers une administration plus juste et plus efficace.
Mobiliser mieux pour redistribuer davantage
L’effort fiscal engagé par l’administration togolaise ne s’est pas limité à la recherche de recettes supplémentaires. Il a surtout consisté à élargir l’assiette fiscale, à sécuriser les flux et à lutter contre les pratiques d’évasion et de fraude, dans un souci d’équité entre les contribuables.
Cette dynamique a permis à l’État de consolider ses marges de manœuvre budgétaires et de financer des politiques publiques à fort impact social. Les investissements dans la gratuité de certains soins, l’extension de l’assurance maladie universelle, la construction d’écoles et de centres de santé, ou encore l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’électricité, trouvent ainsi leur source dans une mobilisation fiscale plus performante et mieux organisée.
Les années 2024 et 2025 ont aussi été celles d’une modernisation accélérée des services fiscaux. La digitalisation progressive des procédures a simplifié les démarches, réduit les délais et amélioré la transparence. Déclarations en ligne, paiements électroniques, plateformes d’information accessibles, autant d’outils qui rapprochent l’administration du citoyen et renforcent la confiance.
Une administration en mutation, plus proche des usagers
Cette transformation numérique s’accompagne d’un effort soutenu de sensibilisation et de pédagogie fiscale. L’administration ne se contente plus de percevoir l’impôt, elle explique son utilité, en montre les retombées concrètes et inscrit l’acte fiscal dans une logique de citoyenneté et de responsabilité partagée.
L’OTR confirme la solidité des finances publiques togolaises. Les chiffres officiels montrent une progression notable entre l’exercice 2024 et l’année 2025. En 2024, pour la première fois de son histoire, l’OTR a franchi la barre symbolique des 1 000 milliards de francs CFA de recettes mobilisées, clôturant l’exercice avec un montant total de 1 098 milliards.
Cette performance exceptionnelle reposait sur une dynamique économique locale résiliente et une efficacité accrue des services de douanes et des impôts. L’élan de 2024 s’est poursuivi avec encore plus de vigueur en 2025. À la fin du mois d’août 2025, le pays a déjà collecté 737,2 milliards de francs CFA, soit une hausse de 4,8 % par rapport à la même période l’année précédente.
Avec un objectif annuel ambitieux fixé à 1 208,3 milliards de FCFA par la loi de finances, l’administration est parvenue à mobiliser 830,5 milliards de francs à fin septembre 2025, en hausse de 5,6 % sur un an.
Ainsi, dans le silence des bureaux et la rigueur des procédures, l’administration fiscale a su, en 2024 et 2025, faire de la collecte de l’impôt un instrument au service du développement humain. Une action essentielle, souvent invisible, mais profondément structurante pour le Togo d’aujourd’hui et de demain.




