Home économie Microfinance : augmentation de l’encours de crédits

Microfinance : augmentation de l’encours de crédits

0
4

L’encours de crédits accordés par les institutions de microfinance au Togo connaît une croissance significative. Cette tendance témoigne d’un accès accru aux services financiers pour les populations à faible revenu et les entrepreneurs. Elle se dresse comme un moyen d’évitement de la faillite et de création d’emplois.

L’encours de crédits désigne le montant total des sommes empruntées à un moment donné et qui restent encore à rembourser. Au Togo, le constat est sans appel : il se fait voir une progression constante du financement de l’économie locale.

Du crédit pour tout le monde

Selon les données du ministère de l’Économie et des Finances, l’encours de crédits des institutions de microfinance togolaises enregistre une hausse notable, une évolution qui s’explique par une demande croissante de financement, notamment dans les secteurs de l’agriculture, du commerce et de l’artisanat.

Les petites et moyennes entreprises (PME) et les entrepreneurs individuels, longtemps exclus des circuits bancaires classiques, trouvent dans la microfinance un levier pour développer leurs activités, conformément à la vision du président Faure Gnassingbé.

Les réformes entreprises par l’État togolais, à travers la mise en place de dispositifs incitatifs comme le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), ont également favorisé cet essor. En facilitant l’accès aux crédits pour les couches vulnérables, ces initiatives contribuent à dynamiser l’économie locale et à réduire la pauvreté.

Une augmentation de 10 %

L’encours de crédits a augmenté de près de 10 % au troisième trimestre de l’année 2024. À fin septembre 2024, l’encours de crédits octroyés par les institutions de microfinance a connu une hausse de 35,8 milliards de francs CFA. Il a donc atteint 395,6 milliards, selon la Bceao.

Le rapport de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest indique que le Togo enregistre alors la plus grande progression trimestrielle, devant la hausse trimestrielle du Sénégal (+4,4 %), de la Côte d’Ivoire (+4,8 %), du Burkina (+3,1 %) et du Bénin (+2,5 %).

L’examinatrice souligne que les crédits à court terme font la majorité des prêts octroyés, soit 50,4 % de l’encours total. C’est suivi par les crédits à moyen terme (30,9 %) et les crédits à long terme (18,7 %). Pour ce qui est des dépôts, l’encours a progressé de 8,5 milliards de francs (+2,1 %), atteignant 415,3 milliards de francs CFA, une croissance supérieure là aussi à celle du Burkina (+1,1 %) et du Mali (+3,3 %) par rapport au trimestre précédent.

Le défi maintenant est d’arriver à une meilleure inclusion financière et à une gestion efficace du risque. C’est la raison pour laquelle le pays renforce la réglementation en matière de microfinance. Des mesures sont prises pour encadrer l’octroi de crédits et améliorer le suivi des bénéficiaires afin d’encourager une gestion responsable des emprunts.

La Rédaction

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

en_USEnglish