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Tribune de Trimua : entre incompréhension et procès ex nihilo

Tous les togolais sont libres d’afficher leurs opinion sur la nouvelle République telle que voulue par le parti au pouvoir, encore moins un cadre UNIR  de la carrure de Christian Trimua. Mais hélas, depuis la publication de sa tribune sur la Vè république l’inconfort  semble s’installer dans l’esprit de certains comme si leurs semblables n’ont rien à dire face aux mutations qui s’instaurent dans le développement du pays que le parti dirige depuis plusieurs années.

Un cadre du parti Union pour la République (UNIR), formation majoritaire au pouvoir, un homme ayant exercé plusieurs fonctions au sein de l’exécutif, juriste de formation et enseignant dans les universités. Autrement dit, quelqu’un dont le parcours académique et politique autorise pleinement la prise de parole sur des sujets institutionnels, constitutionnels et politiques intéressant la nation.

Le Ministre Trimua, étant l’un des acteurs les plus tenaces et audacieux du régime en place depuis plusieurs année, Sa tribune sur la Cinquième République ne peut donc ni un manifeste de rupture, ni un acte de rébellion politique, encore moins un séisme institutionnel comme certains veulent le faire croire sur les réseaux sociaux ou dans quelques cercles militants. Militant passionné, C’est avant tout l’avis d’un juriste qui s’exprime sur le fonctionnement d’un régime parlementaire et sur les mécanismes de la nouvelle architecture institutionnelle du pays.

D’ailleurs, avant lui, plusieurs autres personnalités, toutes cadres de l’UNIR, se sont déjà exprimées publiquement sur les questions liées à la Cinquième République. Des universitaires et responsables politiques comme Dodzi Kokoroko ou encore le Professeur Kpoadar ont, eux aussi, apporté leurs analyses et leurs contributions au débat. Certains occupent aujourd’hui des fonctions ministérielles au sein de l’exécutif, d’autres dirigent des institutions de la République après avoir été nommés par Faure Gnassingbé. Tous restent pourtant membres de l’UNIR et acteurs de la majorité au pouvoir.

En réalité, la tribune de Trimua n’a donc rien d’extraordinaire, si ce n’est participer à l’effort collectif de clarification, d’explication et d’amélioration continue du fonctionnement des institutions. Mais visiblement, certains ont voulu transformer une simple contribution intellectuelle en feuilleton.

Contacté à ce sujet, un cadre du parti UNIR a d’ailleurs balayé toute polémique d’un revers de main. « À UNIR, majorité au pouvoir, nous acceptons le pluralisme d’opinion et M. Trimua, juriste, enseignant de droit, cadre de notre grand parti UNIR, a son mot à dire et est libre. À UNIR, ce n’est pas comme dans d’autres partis politiques que vous connaissez et qui ont instauré la dictature, empêchant d’autres opinions de s’exprimer. Il y en a plein, mais je ne citerai pas. Il n’y a donc rien à dire, notre président du Conseil est ouvert à tout. Et puis nous ne voyons pas ce qu’il y a de polémique autour de cette tribune », a-t-il réagi.

De quoi refroidir ceux qui espéraient déjà voir dans cette sortie un début de fracture politique. Finalement, le seul “coup dur” semble surtout être dans la tête de ceux qui veulent absolument faire croire que cette tribune constitue un événement extraordinaire. À force de chercher la polémique partout, certains finissent par transformer un simple débat d’idées en scénario imaginaire.

Au fond, cette agitation révèle surtout une difficulté, pour certains observateurs, à accepter qu’au sein d’un grand parti politique, des cadres puissent réfléchir, débattre et exprimer des avis sur les institutions sans que cela ne signifie automatiquement crise, rupture ou désaveu. Et c’est peut-être cela qui dérange le plus.

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