La dynamique économique actuelle repose sur la nécessité de lier le développement durable à l’apport d’un secteur privé robuste, innovant et créateur d’emplois décents. Au cours de la dernière décennie, les autorités ont engagé une série de réformes visant à stimuler l’investissement privé tout en favorisant l’émergence d’emplois de qualité, capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
La première pierre de cette stratégie a consisté à améliorer le climat des affaires. Simplification des procédures administratives, digitalisation des services publics, réduction des délais de création d’entreprises et sécurisation juridique des investissements ont profondément transformé la relation entre l’État et les opérateurs économiques. Aujourd’hui, créer une entreprise au Togo ne relève plus du parcours d’obstacles, mais d’un processus fluide et encadré, accessible aussi bien aux nationaux qu’aux investisseurs étrangers.
Cette modernisation administrative s’accompagne d’une volonté affirmée de transparence et de prévisibilité, deux éléments essentiels pour rassurer les investisseurs et encourager l’engagement à long terme.
Des incitations ciblées pour attirer et retenir les capitaux
Le gouvernement met également en place des dispositifs incitatifs adaptés aux priorités nationales. Le Code des investissements, les zones économiques spéciales et les régimes fiscaux attractifs offrent aux entreprises des conditions favorables pour s’implanter, se développer et créer de la valeur localement.
Ces mécanismes permettent de mobiliser d’importants flux d’investissements privés, notamment dans l’agro-industrie, les services logistiques, les énergies renouvelables, les infrastructures, les industries de transformation, etc.
Au-delà des chiffres, ces investissements traduisent une confiance renouvelée dans le potentiel économique du pays. Le 15 décembre 2025, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement de plus de 83 milliards de francs CFA au profit du Togo. Il est destiné à la stimulation de l’investissement privé et à favoriser la création d’emplois de qualité.
Les fonds sont mobilisés grâce à l’Association internationale de développement (IDA) et marquent le lancement d’une série programmatique prévue sur 3 ans. Sont prévus le renforcement de la productivité agricole, la réduction des contraintes liées aux infrastructures, l’amélioration de l’environnement des affaires.
Aussi, d’autres actions prévues se trouvent être la sécurisation foncière ; l’amélioration de l’accès au financement pour les petits exploitants agricoles ; la modernisation des secteurs de l’énergie, du numérique, de la logistique, le renforcement de l’attractivité pour les investissements directs étrangers (IDE). Le programme triennal a le potentiel de mobiliser jusqu’à 800 millions de dollars de capitaux additionnels et d’améliorer les conditions d’emploi de 73 000 personnes sur 5 ans, projette-t-on.




