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Transport aérien : Lomé partage les convictions d’un ciel africain plus ouvert et compétitif

Lomé la capitale togolaise abrite depuis ce lundi 15 juin 2026 les travaux de la première Convention et Exposition africaines du transport aérien 2026. L’événement qui se déroule en présence de Faure Gnassingbé a réuni plusieurs personnalités de premier plan, dont le Président rwandais Paul Kagamé, l’ancien Président nigérian Olusegun Obasanjo, les présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des ministres des Transports africains ainsi que des représentants de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), du Conseil international des aéroports (ACI) Afrique et de l’Association du transport aérien international (IATA) et des compagnies aériennes.

Cette rencontre continentale s’inscrit dans la dynamique d’accélération de la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) et des ambitions d’intégration portées par l’Union africaine.

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé a souligné l’importance de cette première Convention dont l’ambition est de faire du ciel africain un espace plus ouvert, plus accessible, plus compétitif et plus utile à la transformation des économies nationales.

Convaincu que l’avenir du continent repose sur un espace aérien africain plus performant et davantage au service du développement, le Président du Conseil a partagé avec l’assistance quatre convictions.

 Passer de l’engagement politique à la réalité opérationnelle

Le Président du Conseil a relevé la nécessité de transformer les engagements politiques en résultats tangibles. Selon lui, les États africains doivent accélérer l’harmonisation de leurs politiques aériennes et renforcer la coopération entre les différents acteurs du secteur.

« Le Marché unique du transport aérien africain doit entrer dans une phase plus concrète. Il faut aligner les accords de services aériens, faciliter l’ouverture effective des routes, mieux utiliser les droits de trafic et développer des corridors prioritaires ».

Pour le Président Faure Essozimna Gnassingbé, l’intégration aérienne du continent ne peut devenir une réalité qu’à travers des décisions opérationnelles capables de rapprocher les économies africaines et de fluidifier les échanges.

Rendre le transport aérien plus accessible et plus compétitif

La deuxième conviction exprimée par le Président du Conseil porte sur l’accessibilité et la compétitivité du transport aérien. Il a souligné que l’ouverture du ciel africain ne produira pas pleinement ses effets si les coûts de transport restent élevés et si les formalités administratives continuent de freiner la mobilité.

Cette ambition passe par des infrastructures modernes, des compagnies performantes, le développement des compétences techniques et l’intégration des exigences environnementales dans les projets du secteur aérien.

« Une aviation africaine compétitive doit reposer sur un écosystème robuste. Elle suppose des aéroports modernes, des compagnies solides, des capacités de maintenance, des services d’assistance au sol efficaces, des systèmes numériques fiables et des cadres réglementaires clairs ».

Selon le Président du Conseil, ces contraintes constituent des obstacles à la mobilité des entrepreneurs, des étudiants, des touristes et des investisseurs. Il a ainsi plaidé pour davantage de transparence dans les taxes et les frais appliqués au secteur ainsi que pour une simplification des procédures de voyage et de transport des marchandises.

Faire de l’aviation un moteur de la transformation économique

Abordant la question du développement économique, le Président Faure Essozimna Gnassingbé a insisté sur le rôle stratégique du transport aérien dans la transformation du continent. Il a notamment mis en avant le potentiel du fret aérien pour accompagner des secteurs socioéconomiques stratégiques.

« Nous parlons souvent de l’aviation à travers le transport des passagers. Mais l’aviation est aussi une infrastructure économique. Elle peut soutenir l’agriculture, l’industrie, la santé, le commerce numérique, les exportations à forte valeur ajoutée et les chaînes de valeur régionales. Le fret aérien doit donc occuper une place plus importante dans nos stratégies logistiques. C’est ici que le lien avec la Zone de libre-échange continentale africaine est essentiel ».

Le Président du Conseil a souligné que la connectivité aérienne doit être pensée dans une approche intégrée associant également les infrastructures routières, ferroviaires et maritimes afin de renforcer la compétitivité des économies africaines.

Construire une industrie aéronautique africaine durable

Le dirigeant togolais a également mis en relief la nécessité de bâtir une industrie aéronautique africaine plus susceptible de réduire la dépendance extérieure et renforcer la souveraineté technologique de l’Afrique.

« Un ciel africain unique n’est pas seulement un projet d’aviation. C’est un projet d’intégration, de développement et de souveraineté ».

Il a pour cela invité les Etats africains à considérer l’aviation civile comme une filière productive qui peut créer des emplois qualifiés, développer des savoir-faire techniques, attirer des investissements et offrir à notre jeunesse des perspectives dans des métiers d’avenir.

Le Président du Conseil a également appelé à intégrer les exigences environnementales et la durabilité dans les stratégies de développement du transport aérien sur le continent.

Le Togo au service de l’intégration africaine

L’enjeu de cette rencontre est aussi de consolider le positionnement du Togo comme une plateforme commerciale et logistique régionale. Le Président Faure Gnassingbé a rappelé que cette ambition nationale s’inscrit dans une vision continentale.

« Pour le Togo, accueillir cette Convention n’est pas seulement un honneur. C’est un engagement. Car notre pays a fait le choix de se positionner comme une plateforme commerciale et logistique régionale. Cette ambition n’a de sens que si elle contribue à une ambition plus large : celle d’une Afrique qui se relie davantage à elle-même pour mieux se transformer ».

Il a lancé à cet effet un appel à une mobilisation collective pour accélérer la mise en œuvre du MUTAA et renforcer l’intégration du continent.

Adhésion de l’Union africaine à la vision du Président du Conseil 

Les convictions du Président du Conseil ont reçu l’assentiment des dirigeants africains et des représentants des organisations intervenant dans le secteur du transport aérien.

Le Président Paul Kagamé a félicité le Président Faure Gnassingbé pour l’organisation réussie de cette rencontre qui contribuera à matérialiser la vision de l’intégration africaine.

Il a insisté sur la nécessité de dépasser les déclarations d’intention pour privilégier des actions concrètes en faveur de la connectivité en Afrique.

« Je continue de penser que nous devons aller au-delà des discussions sur ce qui devrait être fait et nous concentrer davantage sur ce qui doit réellement être accompli. Je tiens tout particulièrement à remercier mon frère et ami, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé pour avoir porté avec conviction cette question cruciale de la connectivité en Afrique. Aucun pays ne peut réussir seul ni prospérer dans la fragmentation. La connectivité aérienne ouvre d’immenses opportunités et de nombreuses possibilités pour nos populations ».

Dans la même dynamique, l’ancien Président nigérian a salué les progrès réalisés ces dernières années sous le leadership du Président Faure Essozimna Gnassingbé en sa qualité de Champion du MUTAA à travers l’ouverture du ciel africain et la régulation du transport aérien.

« Je tiens à féliciter le Champion de la politique du ciel ouvert en Afrique, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, pour les progrès réalisés dans la mise en œuvre de cette vision. Des avancées importantes ont été enregistrées en matière d’ouverture du ciel africain et de réglementation du transport aérien. Avec l’appui de toutes les institutions concernées, nous devons accélérer le mouvement ».

La représentante du président de la Commission de l’Union africaine ainsi que le président de la Commission africaine de l’aviation civile ont, eux également, salué le leadership du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, dans le développement du transport aérien africain.

Ces hommages ont été matérialisés par la remise d’un prix au Président Faure Gnassingbé, en reconnaissance de son engagement en faveur de l’intégration aérienne du continent.

Au cours des travaux qui se tiennent du 15 au 19 juin 2026, les participants échangeront sur la mise en œuvre du MUTAA, l’accessibilité financière du transport aérien, le développement du fret et des corridors aériens, la facilitation de la mobilité intra-africaine, la promotion des investissements dans les infrastructures aéronautiques, ainsi que l’innovation, la technologie et le développement du capital humain. Le programme comprend des tables rondes ministérielles, des forums politiques de haut niveau, des dialogues exécutifs, des ateliers techniques et des séances de négociations bilatérales, illustrant la volonté des acteurs du secteur de traduire les ambitions en actions concrètes.

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