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Sûreté et sécurité nucléaire : le Togo ressource des experts pour l’Afrique

vue d'ensemble des participants à l'ouverture des travaux

La thématique de la culture de sûreté et de sécurité nucléaire est au cœur d’un atelier régional débuté lundi 17 août 2026 à Lomé. Les travaux de ce rendez-vous rassemble jusqu’au 21 août prochain des experts venus de plusieurs pays africains dont le Burkina Faso, le Burundi, les Îles Comores, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo et le Togo. Initiée par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), cette rencontre ouverte par les autorités togolaises devra à terme permettre aux participants nationaux et régionaux de voir leurs capacités renforcées  sur les valeurs, les comportements et les approches favorisant une culture durable de sûreté et de sécurité nucléaire dans leur pays respectifs.

Durant cinq jours, ces échanges de haut niveau animées par des experts internationaux de l’AIEA, combinent des exposés techniques, des discussions interactives, des études de cas, des exercices pratiques et des sessions de partage d’expériences entre pays participants.

Concrètement, il est question pour AIEA à travers ces travaux de renforcer la compréhension des participants sur les principes fondamentaux de la culture de sûreté et de sécurité nucléaire ; d’explorer les approches pratiques pour intégrer ces principes dans les organisations respectives ; de partager des expériences et les bonnes pratiques ; et en fin de consolider un réseau régional d’acteurs engagés dans cette même quête d’excellence.

L’initiative se veut donc une occasion de partager les expériences, de mutualiser les bonnes pratiques et d’harmoniser les approches au niveau régional.

Le choix du territoire togolais pour accueillir cette rencontre n’est pas fortuit. Pour sa part, le Togo, à en croire son gouvernement s’est résolument engagé ces dernières années dans le renforcement de son cadre institutionnel et juridique en matière de sûreté et de sécurité nucléaire.

Plus récemment, le pays a franchi une étape historique avec son élection au Conseil des gouverneurs de l’AIEA pour la période 2025-2027. Cette élection, au-delà de la reconnaissance internationale qu’elle représente, lui confère une responsabilité accrue dans la promotion d’une gouvernance nucléaire responsable et conforme aux standards internationaux les plus exigeants.

Pour le secrétaire permanant de l’Autorité Nationale de Sûreté et de Sécurité Nucléaires (ANSSN) Prof Tchaou Mazamesso,  l’organisation de cet atelier régional à Lomé vise à  » positionner le Togo comme une voix africaine d’influence, au service du développement durable et de la promotion des applications pacifiques du nucléaire » a-t-il déclaré à sa prise de parole à l’ouverture des travaux ».

En définitif, les travaux en cours à Lomé sur les valeurs et les approches en culture de sûreté et de sécurité nucléaire restent la quête stratégique d’une culture partagée à l’heure où la maitrise du développement du nucléaire reste un enjeu de sécurité planétaire. « Cette culture ne s’acquiert pas du jour au lendemain. Elle se construit, s’entretient et se renforce au fil du temps, par la formation, le partage d’expériences, la remise en question et la coopération », a ajouté prof Tchaou de l’ANSSN.

Cette préoccupation fonde la recherche de l’excellence dans ce domaine. Au soir de ces discussions, il est attendu des participants la conviction que la sûreté et la sécurité sont des priorités absolues, au même titre que la production ou la performance économique ; la transparence et la communication ouverte sur les risques et les incidents, sans crainte de représailles ; la rigueur et l’excellence dans l’exécution des tâches, du premier au dernier échelon qui ne sont que des notions parmi tant d’autres.

Ouvrant les travaux, le Ministre togolais délégué en charge de l’Energie et des ressources minières Robert Koffi Eklo a d’abord fait savoir que  :« La culture de sûreté et de sécurité nucléaire n’est pas une fin en soi. C’est un moyen, un outil de développement, un facteur de confiance pour les populations et pour la communauté internationale. Elle n’est jamais acquise. Elle se cultive, s’entretient, se transmet et se renforce chaque jour », avant de préciser que : « Notre continent africain, est en plein essor. Plusieurs États y intensifient l’utilisation des technologies nucléaires et radiologiques à des fins civiles. Certains pays sont même engagés dans la construction de centrales nucléaires pour répondre à leurs besoins énergétiques croissants. Cette dynamique, porteuse d’espoir pour le développement, doit s’accompagner d’un renforcement parallèle des capacités humaines et institutionnelles en matière de gouvernance, de sûreté et de sécurité.

L’enjeu est immense : il s’agit ni plus ni moins de garantir que ces technologies soient utilisées de manière sûre, sécurisée et pacifique, conformément aux standards internationaux les plus exigeants ».

Reporterdafrique

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