Friday, April 4, 2025

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Pêche : un plan bien exécuté au Togo pour le bien-être des acteurs

Longtemps dépendant des importations pour satisfaire la demande en produits halieutiques, le Togo intensifie aujourd’hui ses efforts pour développer sa production locale. À travers des mesures incitatives, des infrastructures modernes et un accompagnement accru, le gouvernement renforce l’autosuffisance en produits de pêche et d’aquaculture tout en créant des opportunités économiques durables.

Avec une façade maritime de plusieurs kilomètres et de nombreux plans d’eau intérieurs, le Togo dispose d’un potentiel halieutique considérable. Pourtant, la production locale, longtemps marginale, ne couvrait qu’une fraction de la demande nationale.

Chaque année, le pays importe des milliers de tonnes de poisson pour combler le déficit, ce qui pèse sur la balance commerciale. Pour remédier à la situation, l’État a mis en place une politique ambitieuse visant à stimuler la production halieutique.

L’objectif est double : réduire la dépendance aux importations et améliorer la sécurité alimentaire des populations, le poisson représentant une source essentielle de protéines pour de nombreux foyers.

Un arsenal de mesures qui dynamisent la filière

Pour parvenir à l’objectif susmentionné, le soutien à l’aquaculture est devenu fort. Le gouvernement encourage la pisciculture à travers des formations techniques, des financements accessibles et la mise à disposition d’alevins de qualité aux pisciculteurs.

Un port de pêche a été construit à Gbétsogbé pour renforcer la production nationale, optimiser la conservation des produits et leur vente.

Aussi, les pouvoirs publics subventionnent des équipements modernes (moteurs hors-bord, filets de pêche adaptés, chambres froides) afin d’améliorer la productivité des pêcheurs et de réduire les pertes post-récolte. Une attention particulière est accordée aux communautés vivant de la pêche sur le lac Nangbéto, grand pourvoyeur de poissons.

Par ailleurs, la surexploitation et la pêche illicite qui menaçaient les stocks halieutiques s’amenuisent. De nouvelles mesures réglementaires ont été instaurées, notamment des périodes de repos biologique et des contrôles renforcés sur l’utilisation des engins de pêche.

Le besoin national

En matière de besoin national en produits halieutiques, la norme de consommation moyenne des produits halieutiques établie par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) stipule que chaque personne devrait consommer au moins 13 kg par an.

Sur cette base, le besoin national en produits halieutiques de 2025 à 2027 est estimé à 3,5 mille tonnes au Togo. Le pays investit alors dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture. Ces investissements ont permis d’installer des cages flottantes et d’acquérir des intrants comme les provendes et les alevins. C’est tout cela qui a permis de doubler la production piscicole de 730 tonnes en 2020 à 1 568 tonnes en 2023.

D’autres initiatives peuvent être citées, comme l’interdiction d’importer le tilapia au Togo, mesure qui booste la production piscicole ; la création de l’Ifad-Aquaculture à Elavagnon pour former des techniciens aquacoles ; la mise en place d’un pôle d’accompagnement piscicole en cages flottantes à Nangbéto qui favorise l’acquisition d’expérience et l’insertion des jeunes qui sortent de l’Ifad-Aquaculture…

La Rédaction

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