Togo : ADEVAN fédère les énergies pour le développement d’Aného

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Les habitants d’Aného constatent de jour en jour le dépeuplement de leur ville. Ceci est dû au  départ massif des jeunes à la recherche d’emploi ailleurs. Or, cette situation met la première capitale du Togo dans un état de détresse qui interpelle les intellectuelles du pays Guin. La préoccupation était au cœur d’un colloque international de deux jours qui a vu la présence de plusieurs autorités administratives, locales, coutumières ainsi que des habitants de la ville. La rencontre qui fédère les énergies avec des recommandations à la clé, est à l’initiative de l’Association pour le Développement de la Commune d’Aného (ADEVAN).

Photo: Le Prof Nicoué Théodor Gayibor ( à gauche) mardi à Aného

Des tables rondes garnies de débats et de réflexions ont lieu dans la ville d’Aného, située à 50 km à l’Est de Lomé la capitale togolaise. Du 31 août au 1er septembre 2021, Ils étaient des hommes et femmes, illustres ou anonymes tous natifs de la ville d’Aného à débattre sur les thématiques « Histoire, société et devenir du pays Guin, développement et gouvernance traditionnelle de la ville d’Aného » qui sont les principaux sujets des différentes conférences publiques.

Selon le Professeur Nicoué Théodore Gayibor, présentateur du panel histoire, société et devenir du pays Guin, « le vieillissement de la ville d’Aného est dû au départ des jeunes qui s’en vont pour trouver du boulot ailleurs parce qu’il n’y a plus rien à  faire dans la ville. S’ils restent, ils s’adonnent à la drogue, à l’errance et autres choses de contreproductive. Ce qui fait que la ville est totalement vide actuellement. Les vieux qui étaient là sont morts, ceux qui sont à Lomé ne veulent pas revenir après leur retraite.

Nous pensons que ce qui fera refleurir Aného c’est de trouver des activités porteuses d’emplois et génératrices de revenus pour faire revenir tout ceux-là. Il y a plein de chose qu’on peut faire ici sans de trop gros investissements qui coutent chère. Nous avons pleins de terrains ici avec de grands cocotiers qui ne produisent plus, pourquoi ne pas les transformer en parcs d’élevage ou de culture maraichère. Nous pensons que si on le fait comme ça on pourrait redonner espoir aux jeunes et petit à petit tout pourrait mieux  marcher et les grands projets pourraient venir après », a-t-il indiqué.

Des motions de recommandations ont donc été adressées aux autorités de la ville d’Aného notamment celles de la commune du lac 1 pour la mise en œuvre de projets sociaux économiques en vue d’amorcer un développement participatif des fils et filles du pays Guin.

Reporterdafrique

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