Togo-Ghana : Un sous-comité technique conjoint de délimitation maritime en gestation à Lomé

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Le Togo et le Ghana sont déterminés à parvenir à une délimitation réelle et définitive de leurs frontières maritimes. Pour ce faire, les deux États frères optent pour des négociations fondant sur le droit maritime et des compromis politiques. Cette dynamique donne lieu à une 8ème réunion technique en cours à Lomé la capitale togolaise. La rencontre ouverte mercredi 28 juillet 2021 par le ministre togolais chargé de l’économie maritime et de la protection côtière se déroule dans une atmosphère propice au dialogue et connait la présence des représentants des deux pays.

Photo: Les deux délégations à l’ouverture des travaux mercredi à Lomé

Selon les deux parties, le processus est irréversible et les travaux à nouveau engagés devront aboutir à des propositions concrètes pour une délimitation définitive en novembre prochain relativement à l’agenda indiqué.

Jusqu’à vendredi 30 juillet 2021, les deux parties ont la charge de définir la limite maritime entre les deux pays en mettre en place un sous-comité technique conjoint pour la tracée définitive négociée.

« Il nous faut notamment trouver des solutions concertées sur la démarcation de la ligne de la frontière maritime ainsi que sur persistance de certains incidents relatifs aux activités en mer. Dans cette optique, cette huitième réunion devra nous permettre de mettre en place le sous-comité technique conjoint de délimitation », a fait savoir Edem Kokou Tengue, Ministre togolais de l’économie bleue et de la protection côtière à sa prise de parole à l’ouverture des travaux.

Pour rappel, ces assis entre le Togo et son voisin le Ghana ont débuté depuis 2018 et ont permit d’aboutir à des acquis tels que la localisation du pilier 1 de la frontière terrestre, du pilier PO, point de départ de la frontière terrestre et la prise en compte des préoccupations particulières des deux parties.

L’intérêt pour les deux états est de sortir de l’informel pour des activité économiques sécurisées et prospères en mer. « La logique qui prévaut sur terre équivaut en mer chaque pays a des intérêts économiques, environnementaux et des richesses du sous-sol à sauvegarder en mer. Vous ne pouvez pas vous lever et aller moissonner dans le champ d’autrui voilà l’intérêt d’avoir des tracés définitifs ». A d’abord indique Stanislas Baba, Ministre, Conseiller du Président de la République pour la mer avant d’ajouter « nous avons été instruits par nos deux chefs d’États de parvenir à une proposition de solution définitive. Donc nous devons nous investir à c proposer une solution qui aille parfois au-delà des argumentaires juridiques socioéconomiques. Et nous estimons que lorsque le droit maritime montre des limites la volonté politique doit prendre le relais ».

Reporterdafrique

 

 

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