Sécurité en mer : De présumés pirates jugés et condamnés au Togo

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La journée du lundi 05 juillet 2021 n’a pas été sans épreuve pour la justice Togolaise. En effet, la Cour d’appel de Lomé a tenu  un important procès ouvrant ainsi ses assises comptant pour l’année 2021-2022. Il s’agit du jugement de 10 présumés pirates maritimes arrêtés il y a quelques années dans les eaux togolaises. Les accusés issus de plusieurs nationalités sont poursuivis pour des crimes dites de « piraterie maritime » ; de « violence volontaire », et de « groupement de malfaiteurs ». Bien que la plupart des accusés ont plaidé non-coupables devant la cour, ils écopent de lourdes peines qu’ils devront purger au Togo.

Les présumés coupables devant la cour lors du jugement à Lomé

Selon la justice togolaise, les faits remontent en 2019. En effet, dans la nuit la nuit du 11 au 12 mai 2019, les 10 accusés dont un en fuite avaient tenté de prendre le contrôle du navire « Tanker G-Dona 1 », battant pavillon togolais. Une fois à bord du navire en  transit dans les eaux togolaises, les présumés pirates munis de deux armes artisanales et de machettes, ont réussi à prendre en otage l’équipage.

Alertée, la marine nationale togolaise avait tenté d’entrer en contact avec les assaillants qui ont menacé d’exécuter des otages si leur exigence n’était pas prise en compte, notamment le paiement d’une rançon. Il a fallu des tirs de sommation pour amener les pirates à se rendre, a rapporté à la barre, un officier de la Marine nationale.

D’après le verdict, les neuf (9) présumés pirates ayant répondu à la barre lundi, dont trois de nationalité togolaise, six nigérians et un ghanéen en fuite  sont accusés de « piraterie maritime », de « violence volontaire », de « tentatives de vol » et de « groupement de malfaiteurs », sont condamnés à des peines allant de 15 à 20 ans de prison ferme.

Les nommés Peter Paul identifié comme, cerveau du groupe va purger une peine de 15 ans de réclusion criminelle et 5 ans d’interdiction du territoire togolais. Sewonou Agbodji, Tike Godwin, Yemi William, Eklu Dieudonné, Ado Joseph, Toumé N’Galadjoua, Gadou Androu eux  écopent de douze (12) ans de réclusion criminelle. On note aussi contre les accusés de nationalité togolaise, 5 ans d’interdiction de leurs droits civiques et 5 ans d’interdiction de séjour sur le territoire national pour les nigérians.

Pour sa part, le ghanéen en fuite, nommé Antony, est condamné à 20 ans de réclusion criminelle et un mandat d’arrêt international a été émis à son encontre.

Selon l’État togolais,  ce procès  est un signal fort aux pirates. « Il vaut mieux évité les eaux togolaises », a averti Christian Trimua, ancien Directeur exécutif de Sûreté et sécurité maritime du Golfe de Guinée. L’enjeu pour l’État togolais étant de décourager ces actes dans le golfe de guinée et sécuriser les biens et personnes.

Reporterdafrique

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