Togo : Les évêques appellent au rétablissement de la vérité des urnes

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La crise poste électorale qui voit le jour au Togo au lendemain de l’élection présidentielle du 22 février dernier interpelle plus d’un. Sur le sujet, le bras de fer engagé par le pouvoir en place et la dynamique Kpodzro au sujet des résultats proclamés franchi des étapes et rentre dans une dimension de plus en plus préoccupante. Après les Etats-Unis d’Amérique , et les différents candidats ayant prit part au scrutin, c’est le tour de la Conférence des évêques du Togo (CET) de contester les résultats qui donnent Faure Gnassingbé, le candidat de UNIR vainqueur selon les résultats proclamés par la CENI.

La Conférence des évêques du Togo

Dans un communiqué sorti dimanche à Lomé, les évêques déplorent dans un premier temps le refus du gouvernement togolais d’accréditater le conseil épiscopal justice et paix pour l’observation du scrutin, ce qui devrait renforcer et justifier de sa crédibilité.

En poursuivant, la note informe qu’ “au regard de ce qui s’est passé sur le terrain, on peut dire que l’élection présidentielle du 22 février 2020 dans son ensemble s’est déroulée dans un climat relativement apaisé. Mais pour ce qui concerne la transparence et l’équité de ce scrutin, on ne peut pas en dire autant, la main sur la conscience. C’est dans ce contexte très regrettable que la Conférence des évêques du Togo adressé ce message aux fidèles et à toutes les personnes de bonne volonté. Afin de résoudre la crise qui s’est installée dans le pays et restorer la confiance, la Conférence des évêques exhorte les différents protagonistes et les instances du processus électoral à œuvrer pacifiquement au rétablissement de la vérité des urnes”.

Par le même document signé par son président Benoît Alowonou, la Conférence exprime son soutien à son doyen Kpodzro et dénonce les violences qui ont caractérise la répression de la manifestation du vendredi 28 février aux alentours ainsi qu’à l’intérieur du collège Saint Joseph de Lomé sans oublier le verrou imposé au domicile du prélat par les force de l’ordre. ” la Conférence dénonce le blocage imposé à la résidence de monseigneur Kpodzro d’autant plus que cette mesure est non seulement une atteinte grave à sa liberté de mouvement, mais empêche aussi le fonctionnement du centre de santé contigu à ce lieu”. 

Aussi poursuit le communiqué ” les évêques ont vu avec consternation les violences perpétrées à l’intérieur du college Saint Joseph ce vendredi 22 février, lieu où se sont réfugiées les personnes dispersées par les forces de sécurité. Elle condamne de nouveau avec un sentiment de profonde indignation ces intrusions abusives dans les espaces privés et sacrés de l’église et demande le relâchement de tout ceux qui on été interpelés dans ces conditions “. 

Reporterdafrique 

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