Interpol: Mandat d’arrêt international, Guillaume Soro s’en sort la tête bien haute, Alassane Ouattara, vaincu

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“…C’est très facile de faire de la manipulation quand on est au pouvoir, quand on confisque les médias Etat, quand on empêche les autres de s’exprimer, quand on les accuse de tout et de rien sans preuves…” disait  Alassane Ouatara il y a déjà un bon moment. Et bien, monsieur le président se fait rattraper par ses propres mots dans l’affaire Soro notamment au sujet du mandat arrêt, international émis par son gouvernement. Aujourdhui, Alassane Ouattara devrait comprendre que c’est plutôt lui qui manipule les institutions de la République de  Côte d’Ivoire utilisant le pouvoir d’Etat contre le citoyen guillaume Soro pour un oui ou pour un non.

Guillaume Soro gagne une première bataille contre le coup de force du président Alassane Ouattara et sa justice. Le mandat d’arrêt international émis à des fins politiques ne marchera pas et donc, l’extradition de Guillaume Soro vers la Côte d’ivoire n’aura pas lieu. L’Interpol a dit Non un catégorique au Procureur Adou Richard.

« Le mandat d’arrêt lancé contre Soro par Abidjan est irrecevable et ne peut être exécuté par Interpol », révèle « Telex confidentiel Afrique », dans sa publication du 22 janvier 2020.

Il ressort de l’enquête menée par notre source que «le mandat d’arrêt décerné par le juge d’Abidjan tombe sous le coup de l’article 3 d’Interpol qui stipule que: « toutes activité à caractère politique, militaire ou religieuse sont interdites par l’organisation». Et, le mandat d’arrêt décerné contre Guillaume Soro vise « une deuxième infraction qui est l’atteinte à la sûreté de l’État, qui est une infraction politique; et l’organisation analyse les demandes de publication de notices rouges au cas par cas », assure encore la source. C’est pourquoi, ce « mandat d’arrêt n’a pu être publié et appliqué contre le leader de « Générations et peuples solidaires » (Gps). Puisque Interpol ne poursuit que les infractions de droit commun qui ont un intérêt pour la coopération policière internationale. Ce qui explique pourquoi, à ce jour, aucune notice rouge n’a été rendue publique à l’encontre du député de Ferké, relativement à ce mandat d’arrêt international lancé par le procureur d’Abidjan,Richard Christophe Adou. On se demande si Alassane Ouattara et ses conseillers ignorent cette disposition de la loi pour pousser la manipulation des institutions de la république à ce niveau.

Face à ce niet d’Interpol, le président démissionnaire de l’Assemblée nationale ne pourra donc pas être inquiété par la police internationale. Le procureur de la République de Côte d’Ivoire, Richard Adou, a annoncé lundi 23 décembre 2019, un mandat d’arrêt international contre l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, pour atteinte à l’autorité de l’État, recel de détournement de deniers publics et pour blanchiment de capitaux. « Un mandat d’arrêt international a été requis contre Soro Kigbafori Guillaume » pour tentative d’attentat contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire national, recel de détournement de deniers publics et pour blanchiment de capitaux, avait indiqué Richard Adou, au cours d’une conférence de presse, à Abidjan, le jeudi 26 décembre 2019. Selon le procureur de la République, les faits étaient instruits par la Direction de la surveillance du territoire (Dst), mais les personnes ne se trouvant pas en Côte d’Ivoire, un juge d’instruction a été saisi ; « le seul à délivrer des mandats d’arrêts internationaux et c’est ce qu’il a fait ».

Guillaume Soro, député à l’Assemblée nationale et ex-président de ladite institution, « se trouvant à l’extérieur du pays depuis plusieurs mois, projetait d’attenter à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national », a rapporté la Dst, dans sa saisine, a fait savoir M. Adou. « Les éléments en possession des services de renseignement dont ils ont l’enregistrement sonore, établissant clairement que le projet devrait être mis en œuvre incessamment, le procureur de la République a ordonné l’interpellation et l’arrestation des mis en cause », a-t-il dit. Par ailleurs, le procureur de la République informé que le vendredi 20 décembre 2019, il a été saisi d’une plainte formulée par l’Agent judiciaire du Trésor contre Cissé Mory, Koné Kamaraté Souleymane, N’Guessan René et Soro Kigbafori Guillaume pour détournement de deniers publics, recel de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux portant sur la somme de 1,5 milliard de Fcfa, a-t-il poursuivi. De ce fait, une information judiciaire a été ouverte immédiatement contre M. Soro Guillaume pour présomption grave de tentative contre l’autorité de l’État et l’intégrité du territoire national, de recel de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux. Il est reproché à Cissé Mory, Koné Kamaraté Souleymane, N’Guessan René et une société civile immobilière, une « présomption grave de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux portant sur la somme de 1,5 milliard de Fcfa ».

Quinze personnes dont des parlementaires ont été arrêtés pour des dossiers complètement différents, a confirmé le procureur de la République Richard Adou, citant Alain Lobognon, le député de Fresco, une ville dans le sud-ouest ivoirien. En provenance de l’aéroport de Paris-Le-Bourget, pour l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, où il était attendu, l’avion transportant l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne a été détourné vers Accra, au Ghana, où il a finalement atterri, avant de reprendre les airs pour l’Espagne. Guillaume Soro a rejeté en bloc ces accusations, accusant, à son tour, le chef de l’État, Alassane Ouattara, de manœuvrer pour l’écarter de la présidentielle de 2020, à laquelle, il s’est porté candidat. Aujourd’hui, l’ancien doublement Premier ministre (de Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara) est en exil, en France. Ses partisans annoncent son retour le 4 octobre 2020 en Côte d’Ivoire.

Reporterdafrique avec Linfodrome

 

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