Union Africaine : La ZLEC, un mort qui s’apprête à voir le jour ?

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Selon des chiffres disponibles dans les annales, le continent africain enregistre à ce jour environ 160 organisations et institutions dédiées à l’intégration régionale et sous régionale. Les mêmes sources révèlent que la plupart de ces instituions que certains intellectuels africains qualifient parfois de syndicats de chefs d’États n’existent que par leur nom sans toutefois atteindre les objectifs pour lesquels elles ont été mises en place laissant les populations seules face à leur difficultés quotidiennes. Ainsi, de l’OUA  à l’Union Africaine en passant par la CEDEAO et l’UEMOA, les inquiétudes restent les mêmes.

C’est dans ce contexte que 31 chefs d’États et de gouvernements parmi lesquels le Togolais Faure Gnassingbé se retrouvent ce week-end à Niamey la capitale nigérienne dans le cadre du 33èm sommet de l’Union Africaine (UA).

L’accord portant création de la Zone de Libre-Échange Continentale (ZLEC) est le sujet majeur qui occupe les réflexions.

Dans une dynamique de développement du continent, Il est question pour les chefs d’État fidèles à l’agenda 2063 de l’Union africaine de booster les travaux du vaste chantier de création  d’un marché commun de 12 milliards d’habitants dont le PIB cumulé pourrait avoisiner les 2500 milliards de dollars.

La démarche des dirigeants africains relativement à ce sujet cher au Président Rwandais Paul Kagame ne fait pas l’unanimité dans les rangs des chefs d’entreprises  ainsi que des intellectuels du continent.

Sur un plateau de discussions médiatisées ce dimanche 7 juillet 2019, la question divise déjà quand selon les intervenants on se rend compte au quotidien que les mêmes États peinent à céder la moindre parcelle de leur souveraineté au nom de l’intégration malgré les multiples accords signés à cet effet.

Pour certains c’est une théorie réalisable dans la mesure du possible au gré des tenants dont une vingtaine l’ont déjà ratifié sans avoir pensé au risque de créer une institution qui du jour au lendemains devienne une coquille vide.

Pour d’autres encore, les premiers responsables africains donnent l’impression de dirigeants très déconnectés des réalités quotidiennes de leurs compatriotes. A en croire ceux-ci,  L’idée de la création d’une telle institution n’est pas une mauvaise chose en soit mais les dirigeants présents à Niamey feraient mieux aujourd’hui de résoudre les problèmes de la libre circulation des personnes et des biens, une réalité palpable qui continue de miner le quotidien des habitants du continent avant de s’atteler plus tard à la ZELEC. “Des populations à qui on demande des papiers qui n’existent pas et les mêmes populations soumises à des raquettes le long des corridors à travers le continent. Même si nous souhaitons tous la ZLEC, ça ne sert à rien de faire une ZLEC si on ne résout pas ces problèmes Pratiques”, a déclaré l’un des intervenants.

Reporterdafrique, l’Afrique au quotidien

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