Togo : Droits de l’Homme, des OSC à l’assaut du prochain Examen Périodique Universel

0
487
Photo: Ouverture des travaux,Spéro Mawoulé 1er à gauche avec les représentants du gouvernement

Après son passage pour la deuxième fois en 2016 devant le Conseil des droits de l’Homme dans le cadre de  l’Examen Périodique Universel (EPU) marqué par plusieurs recommandations à l’endroit du gouvernement, le Togo s’apprête pour une troisième fois au même exercice qui aura lieu dans quelques mois.

Selon plusieurs rapports produits par des organisations de défense des droits de l’Homme, ajoutés à plusieurs recommandations des mécanismes onusiens de protection des droits de l’Homme, notamment le Conseil des droits de l’Homme, on note une persistance des violations des droits de l’Homme dans le pays.

Des organisations de défense des droits de l’Homme avec à leur tête le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo  (CACIT) étant impliquées dans la soumission des recommandations, il est demandé à ces derniers de proposer un rapport alternatif à celui de l’État togolais relativement aux questions liées à la situation des droits de l’Homme dans le pays.

C’est dans cette dynamique que 4 Organisations de la Société Civile (OSC) togolaise impliquées dans la défense des droits de l’Homme à savoir le CACIT, le GF2D, PAOET, ainsi qu’ ATDPDH ont procédé mercredi 29 mai 2019 à la validation du rapport alternatif à mi-parcours de l’Examen Périodique Universel.

C’était lors d’un atelier dit de validation, tenu toute la journée avec la participation d’une trentaine de représentants du gouvernement togolais, d’acteurs de la société civile, des membres de la CNDH avec des partenaires technique et financiers du pays.

“Le rapport revient sur les conditions de détention, le cadre légal de protection des droits de l’homme, les libertés de réunion et de manifestation, la liberté d’opinion, d’expression, la torture et les mauvais traitement, l’impunité, l’accès à l’information, aux droits de l’Homme et à la justice, les droits des femmes et des enfants….”, avait précisé Spéro Mawoulé, Président du CACIT à l’ouverture des travaux.

Ce séminaire qui intervenait dans le cadre du projet RéconciliAction à en croire les tenants a permis à ces organisations et  acteurs tant étatiques que de la société civile de passer au peigne fin,  le document soumis à validation dans l’optique de leur en assurer l’appropriation du contenu et de formuler des amendements en vue d’une participation active de la Société civile à la session du Conseil des droits de l’Homme.

“Au moment où le Togo fait l’évaluation à mi-parcours sur la mis en œuvre des recommandations formulées lors des EPU de 2016. Il est important que la Société civile contribue comme souhaité, à faire un bon diagnostic en vue de faire des propositions concrètes pour faire avancer le respect des droits de l’Homme dans notre pays…Cette journée permettra aux acteurs présents d’apporter leurs contribution pour la finalisation du rapport de la Société civile à soumettre à l’attention du Groupe de travail de l’EPU”, a ajouté le Président Spéro du CACIT.

Dieudonné Messan             

 

Visitez nous

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here