Samedi de manifestations étouffées au Togo, bilan: 1mort, plusieurs blessés, des arrestations et le domicile de Tikpi Atchadam saccagé à Lomé

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Photo: Sortie des forces de l’ordre à Lomé

La Parti National Panafricain (PNP) et ses militants ont prévu descendre dans les rues du Togo ce samedi 13 avril 2019 pour réclamer les réformes constitutionnelles et institutionnelles, les conditions d’un État de droit dans le pays et la libération des détenus politiques.

Bien que faisant face à un refus de manifester dans plusieurs villes et localités du pays, un refus commandité par le régime cinquantenaire au pourvoir depuis plusieurs décennies, ainsi qu’à une restriction sensible des itinéraires, les militantants et sympathisants de ce parti  de l’opposition togolaise on tenté de marcher à Lomé, Kparatao ville natale de Tikpi et Bafilo sans succès.

L’impressionnant deploiement de militaires et forces de l’ordre hautement armés à travers le pays à eu raison des manifestations pourtant dites pacifiques du PNP.

A Lomé, des jeunes très mobilisés du parti de Tchikpi Atchadam se sont heurté dès les toutes premières lueures du jour aux forces de l’ordre qui s’opposaient jusque dans l’après-midi à tous rassemblement dans le quartier d’Agoe (banlieue nord de la capitale) à coups de gaz lacrymogène dans des courses poursuites. Des blessés et arrestations ont été enregistrés.

Dans la foulé, la résidence de Président du PNP Tikpi Salifou Atchadam a été la cible d’un acte de vandalisme perpétré par des individus armées à bord de trois pik-up qui on saccagé le domicile, croyant que le propriétaire était à l’intérieur. Les trois agents de sécurité de la maison ont été mis aux arrêts  avec une quinzaine de téléphones portables androïdes emportées.

Dans la ville de Bafilo, localité située à environ 400 kilomètre au nord de Lomé, un jeune militant du PNP a été tué dans les affrontements. D’après les manifestants, la victime a été battue à mort par des forces de l’ordre qui s’opposaient à eux.

Interrogé, le Ministre de la sécurité et de la protection civile Yark Dameham, affirme que les circonstances du décès de ce manifestants ne sont pas encore clarifiées et que seul un médecin légiste pourra certifier.

Pour ce qui est de la ville de Kpalimé à environ 120 kilomètre à l’ouest de Lomé, on note depuis vendredi une forte présence de forces de l’ordres qui passent à tabac les jeunes mobilisés, semant la terreur dans la ville qui s’est désertée ce samedi du fait de la psychose au sein des populations.

La ville d’Afangnan, (100 kilomètres au nord est de Lomé) est la seule localité où la manifestation du jour a pu atteindre son point de chute sans incident majeure avec une faible mobilisation, a-t-on signalé.

Reporterdafrique

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