Togo : CIAF, des femmes pour des actions vers la tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines

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Photo: Assibi Napoé Présidente de CIAF/Togo

La planète entière a observé ce mercredi 6 février 2019 la journée internationale tolérance zéro aux mutilations génitales féminines (MGF).

L’évènement placé sous le thème “traduire les décisions politiques en actions concrètes à la base pour accélérer l’atteinte de la tolérance zéro aux mutilations génitales féminines en 2030”, a été marqué au Togo par une conférence-débat animée à Lomé par les premiers responsables du Comité Inter-africain sur les pratiques traditionnelles ayant un effet sur la santé des femmes et des enfants (CIAF/Togo) en présence des acteurs de la santé et des femmes engagées contre le phénomène dans le pays.

Les mutilations génitales féminines se définissant comme toute lésion ou ablation partielle ou totale effectuée sur les organes génitaux féminins externes sans raison médicales d’après les spécialistes, le phénomène prend une proportion inquiétante de nos jours dans le monde malgré les législations au plan national, régional et international pour décourager leurs  pratiques.

Selon  des estimations de sources sanitaires, il y aurait en Afrique entre 100 et 130 millions de femmes qui ont subi l’une ou l’autre forme des MGF. Plus encore, on indique que 2 million de filles d’entre 4 et 12 ans risquent d’être victimes de l’une de ces pratiques soit une petite fille excisée chaque 15 secondes quelque part dans le monde avec un accent particulier dans les 28 pays africains.

Aux yeux du CIAF, ces pratiques qui constituent un acte de violence, et qui portent atteinte à la dignité et à la pleine jouissance des droits des femmes et des filles sont également appliquées aux filles au Togo notamment dans les régions centrale (56%), de la Kara (8,5%), de la savane (12%), selon une Étude réalisée sur le territoire par le ministère de l’action sociale.

Après cette rencontre d’échanges, la CIAF engagée depuis 2004 dans la dynamique des ODD5 qui prescrivent l’élimination de ces pratiques entend intensifier la sensibilisation auprès des communautés pour venir à bout du phénomène.

“Cette pratique très dangereuse qui a des conséquences allant jusqu’aux traumatismes psychologiques qui génèrent parfois la mort des victimes. Des pays comme le Togo ont adopté des législations positives en faveur de l’élimination de ce phénomène mais ça continue, nous comptons veiller à l’application des textes pour sanctionner les contrevenant et aller aux contacts des populations à la base pour plus de sensibilisations”, a martelé Assibi Napoé, Présidente nationale de CIAF/Togo.

Dieudonné Messan

 

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