Togo: Le CACIT en ordre de bataille contre la torture

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Photo: Les participants avec les promoteurs

Des acteurs de la société civile, des défenseurs des droits de l’Homme, et des journalistes observent une session de recyclage à partir de ce mardi 29 janvier 2019 à Lomé.

Jusqu’au 31 janvier prochain, les participants auront à renforcer leurs capacités autour des questions relatives entre autres à l’évaluation de la mise en œuvre de la convention contre la torture depuis sa dernière session du CAT, l’élaboration du rapport alternatif et la participation à la session du CAT, du partage des informations sur le suivi et la mise en œuvre des recommandations du CAT au Togo.

Cette rencontre de trois jours intervient dans le contexte selon lequel le Togo devra passer à moins de six mois devant le comité contre la torture après son premier passage en 2012 qui s’en était suivi de bien de recommandations qui ont été mise en œuvre par le gouvernement.

Le pays qui avait ratifié la convention contre la torture en 1987, n’est sans aucun doute à ce jour à l’abri de la problématique de la torture  surtout dans les prisons et autres lieux de détention et prépare ainsi son rapport parallèle dans la perspective de permettre à la Société civile de jouer sa partition dans le cycle de présentation des rapports de l’État togolais.

La démarche est engagée par le Collectif des Associations de lutte Contre l’Impunité au Togo (CACIT), appuyé par ses partenaires dont l’OMCT, l’Union européenne, ainsi que le gouvernement togolais.

D’après le CACIT, les conditions de détention et de détention préventive, l’effectivité de l’aide juridictionnelle et le renforcement des capacités des forces de l’ordre, et des militaires restent les chantiers sur lesquels le gouvernement togolaise devra faire des avancées en matière de lutte contre la torture.

Il est donc essentiellement question pour le CACIT à traverse cette session de formation, de prévenir et de lutter contre le crime imprescriptible de la torture et de mener des actions pour un meilleur suivi de la mise en œuvre de la convention contre la torture au Togo. “Ces ateliers serviront de cadre de réunions préparatoires et d’encadrement pour les organisations de la société civile afin de discuter des meilleures stratégies pour s’informer et influencer la mise en œuvre des recommandations”, avait déclaré Spéro Mawuli, Président du CACIT à l’ouverture des travaux.

Il est également attendu au terme des travaux les premières bases pour la création d’une coalition nationale pour les droits de l’Homme et de lutte contre la torture, à en croire le CACIT.

Dieudonné Messan

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