Togo : Droits de l’Homme, le YMCA déterminé à l’amélioration des conditions de vie des détenus

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Les prisons civiles du Togo connaissent aujourd’hui une surpopulation galopante qui impacte les conditions de détention à leur intérieur.

Idrissou Akibou, Directeur de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, estime à environ 5.500 la population de détenus dans des prisons conçues sur le territoire pour 3.000 personnes au Togo.

Dans sa mission sociale de monitoring des prisons civiles du pays, l’Union Chrétienne des Jeunes Gens du Togo (YMCA) a organisée une journée de réflexion vendredi 14 décembre 2018 à Lomé dans le cadre de la commémoration des 70 ans de la déclaration universelle des droits de l’Homme.

La thématique du respect des droits des personnes détenues dans les prisons civiles du Togo était au cœur des discussions qui ont vu la participation des premiers responsables de l’administration pénitentiaire du pays, des partenaires de l’Union, des associations militantes des droits de l’Homme ainsi que des Hommes de médias.

Les échanges ont permis à ces acteurs de la Société civile togolaise d’aboutir à la certitude que les droits des détenus ne sont pas respectés à l’intérieur des prisons notamment ceux liés à la santé et à la nourriture.

Ceci est dû selon les premières autorités de l’administration pénitentiaire à la surpopulation des prisons et à l’insuffisance du budget alloué aux détenus.

“Nous sommes en surnombre actuellement de sorte que le montant destiné à la santé des détenus ne correspond plus à l’effectif que nous avons actuellement”, a partagé le Directeur Idrissou Akibou.

Des recommandations à l’endroit du gouvernement et des partenaires ont été formulées pour des actions en faveur de l’amélioration des conditions de détention dans les prisons.

Il s’agit essentiellement d’inscrire dans les politiques nationales de santé,  la prise en charge des besoins en santé dans les prisons du pays, des instructions fermes de ne pas accueillir des déférés molestés ou souffrants, évaluer les besoins financiers relatifs aux prisons pour que les OSC puissent soutenir.

“Aujourd’hui on voie qu’il y a beaucoup de problèmes de santé qui ne sont pas couverts. On s’est donc mis d’accord que nous, acteurs de la Société civile on se mette ensemble pour le plaidoyer en vue de diminuer le taux de détention au Togo et renforcer le droit à la santé avec une couverture médicale proportionnelle au personnel détenu”, a déclaré Gérard Atohoun, Secrétaire Général du YMCA-Togo.

Dieudonné MESSAN

 

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