Togo : Lutte contre les armes chimiques, l’ANIAC dresse un premier bilan

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Photo: Prof Pakoupati Boyode, Président de l’ANIAC

Le Togo fait partie des états ayant adopté la convention internationale sur l’interdiction des armes chimiques en avril 1997.

Cette convention oblige les États signataires à développer des stratégies nationales appropriées en matière de contrôle et de lutte contre la prolifération et l’usage anarchique des produits chimiques aboutissant parfois à des fins criminelles.

Dans le respect de cette convention, le pays  avait mis sur pieds en 2015  l’Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques (ANIAC-Togo).

L’institution a dressé vendredi 14 décembre 2018 à Lomé, un premier bilan de ses activités ayant eu lieu sur l’étendue du territoire en 2018 conformément à ses missions que sont la création d’une base de données sur les installations utilisant les produits chimiques, la sensibilisation sur  les effets dangereux des produits chimiques et le renforcement des capacités des acteurs œuvrant dans le secteur de la chimie et du cadre législatif  en matière de gestion de ces produits dangereux.

D’après le rapport d’activités publié par les premiers responsables de l’Autorité, les visites des structures impliquées dans la gestion des produits chimiques notamment l’Institut national d’hygiène, le laboratoire de chimie du ministère des mines et de l’énergie et bien d’autres structures ont conduit à des conclusions relatives au manque d’infrastructures de stockage de produits  chimiques, aux problèmes liés au système d’évacuation des eaux usées, au non-respect des mesures de sureté et de sécurité, ainsi que des problèmes de destruction des déchets chimiques dans le pays.

Une tournée de sensibilisation  placée sous le thème “sensibilisation des populations à la base sur les effets désastreuses des produits chimiques et les mesures de protection et de prévention”, ayant sillonné les six grandes régions du pays  a permis à l’ANIAC d’informer 500 personnes sur les risques liés à l’utilisation des produits chimiques dans les domaines de l’agriculture, de la santé, des ménages, de la cosmétique et de la recherche. “Nous nous réjouissons de ce qu’un nombre croissant de togolais commence par être sensibilisé du danger que peut revêtir certains produits chimiques”, a partagé le Professeur Pakoupati Boyode, Président de l’ANIAC.

Le rapport a également fait cas de deux principaux ateliers de renforcement de capacités à l’attention  des acteurs impliqués dans la gestion des produits chimiques au Togo.

Deux autres ateliers ont permis à l’ANIAC de valider un avant-projet de loi portant interdiction de la mise au point , de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques ainsi que leur destruction qui constitues la base juridique en complément du code pénal pour une meilleure harmonisation et une coordination de toutes les activités liées aux produits chimiques. “Cette loi qui entre dans le canevas de l’OIAC  nous donne  maintenant la force d’agir sur d’éventuels contrevenants  en matière d’importation et d’utilisation intempestive des produits chimiques au Togo”, a ajouté le professeur Président Pakoupati.

Dieudonné MESSAN

 

 

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