Togo : Crise sociopolitique, Aminata Toungara « Il ne faut pas précipiter les élections…qu’on trouve une solution et que l’opposition se présente »

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Photo: Aminata Toungara, Vice-Présidente du Parlement de la CEDEAO

Le bouillonnement de l’éternelle  crise sociopolitique  que traverse le Togo depuis un bon moment inquiète plus d’un.

Si certains pour des raisons de corruption  ou pour d’autres, ne trouvent pas l’intérêt de circonscrire cette crise avant son embrasement, d’autres en leur âme et conscience pensent qu’en même qu’il faut éviter des lendemains lamentables au pays en allant au plus vite à des solutions apaisées.

Si la CEDEAO en tant qu’institution sous-régionale, médiatrice  de cette crise, peine à prendre des décisions courageuses pour venir à bout de la crise, certaines des premiers responsables d’autres instances  pensent individuellement qu’il faut rendre aux protagonistes chacun selon ses droits.

L’exaspération de la crise par la reprise des marches pacifiques de l’opposition qui dénonce les conditions inappropriées et  conteste la tenue des législatives du 20 décembre engagées unilatéralement par le pouvoir en place, en est  la goute qui a  fait déborder la vase suscitant la crainte d’une déstabilisation de la sous-région ouest africaine si jamais le Togo venait à s’embraser.

La Vice-Présidente du parlement de la CEDEAO Aminata TOUNGARA, quant à elle  ne voudrait pas que le pays en arrive là et interpelle la conscience des uns et des autres sur une anticipation de la résolution de la   crise.

C’est le sentiment que cette courageuse Damme de la république de Côte d’Ivoire a pu donner ce dimanche 2 décembre  sur la Radio BBC lors qu’elle intervenait sur la situation au Togo.

A l’écouter,  la  Vice-Présidente du parlement de la CEDEAO a émis le souhait de voire reporter les prochaines élections législatives du 20 décembre pour permettre à l’opposition qui ne réclame que son droit, de participer au scrutin et ainsi, permettre au pays d’avoir des élections inclusives, qui ne souffriront d’aucune contestation au lendemain de la proclamation des résultats.

Parlant de la tenue du prochain scrutin dont l’organisation unilatéral par le pouvoir est contestée par la coalition des 14 partis de l’opposition,  elle  a fait observer que « Moi je crois en âme et conscience qu’il faut attendre, qu’il ne faut pas précipiter les élections. Je souhaiterais que les Chefs d’États se rencontrent, et qu’ils disent au président du Togo de mettre balle à terre et qu’on reporte la date des élections en mars ou en avril.  Je pense que rien ne vaut la paix. Qu’on trouve une solution  et que l’opposition se présente  de façon à ce qu’on puisse aller dans un pays normal ».

Au sujet de l’opposition togolaise, l’honorable Aminata a soutenu par le même canal et à la même occasion “qu’ils prennent ce qui leur revient comme place. Le Togo est le pays le plus petit de la sous-région mais si ça embrase le Ghana prend un coup, même la Côte d’Ivoire prend un coup, le Bénin prend un coup. Est ce que vraiment aujourd’hui pour des élections législatives on a besoin de ça” ? S’est-elle interrogée.

Dieudonné MESSAN  

 

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