Togo: Pouvoir et opposition face à un accouchement “difficile” des réformes constitutionnelles

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L’hémicycle devrait adopter ce 30 novembre 2018 en séance plénière les nouveaux textes portant modification des articles 59, 60, 100, 101 et 155 de la constitution de 1992 pour ainsi laissé place aux reformes constitutionnelles et institutionnelles appelées de tous les vœux par les togolais depuis le début de la crise sociopolitique que traverse le pays.

Ces réformes sont appelées  à être faites suivant les recommandations de la CEDEAO, avant les législatives du 20 décembre prochain dans un souci d’apaisement mais hélas, les députés de la majorité n’ont pas eu la présence de leurs collègues de l’opposition qui ont purement et simplement brillé par leur absence à l’Assemblée.

En fait le texte qui devait faire objet d’adoption ce jour souffre d’un croisement contesté depuis ses toutes premières cellules.

A  en croire les députés de la coalition de l’opposition, le pouvoir incarné par la commission des lois, présente un texte hybride né de la fusion du projet de loi du gouvernement togolais et du texte proposé par l’expert constitutionnaliste de la CEDEAO.

La nouvelle  pièce montée, venue des méandres du pouvoir de Lomé II foule complètement  au pieds la version ” En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels ou proroger le mandat pour quelque cause ou motif que ce soit” ainsi que l’énoncé qui précise que ” cette disposition ne peut faire l’objet d’une modification”.

L’opposition n’entend pas du tout adhérer à ce sacrifice de ce qui constitue à sons sens le ciment de la constitution de 1992 que les togolais réclament dans les rues depuis le 19 Août 2017 et appelle le pouvoir à revenir à la raison en ramenant le texte proposé par l’expert de le CEDEAO qui prend en compte ces dispositions de la constitution de 1992.

Ne pouvant pas adopter le texte seuls, les députés de la mouvance présidentielle ont dû suspendre la séance pour en appeler à la facilitation de la CEDEAO.

“Si nous sommes venus ce matin c’était pour voter pour les réformes au 4/5èm, parce que le souhait ces que ces réformes se face à l’assemblée nationale mais malheureusement comme ils ne sont pas venus c’est un regret pour nous tous. Dans ces conditions nous ne pouvons pas aller jusqu’au fond de ce texte et procéder à son adoption. C’est pour ça que la réunion a été ajournée. Nous allons nous référer au médiateur qui est la CEDEAO pour qu’elle constate nous, notre bonne foie”, a partagé Christophe TCHAO, Président du groupe parlementaire UNIR.

Dieudonné MESSAN

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