Sécurité alimentaire, le Togo en ordre de bataille contre les maladies virales du manioc

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Photo: les participants à l’ouverture des travaux

La lutte contre les maladies virales était au cœur d’une rencontre nationale tenue par les spécialistes de la filière manioc du Togo à Lomé les 27 et 28 novembres derniers.

En effet selon des sources concordantes, la production du manioc qui nourrit plus de 800 millions  de personnes dans le monde dont 500 millions en Afrique, est de nos jours menacée par la maladie de la mosaïque africaine du manioc (CMD) et la maladie de la striure brune du manioc (CBSD).

Alors que l’Afrique sub-saharienne a besoin d’un rendement qui devra atteindre les 25 tonnes par hectare d’ici 2050 pour nourrir sa population croissante, le CMD est identifié pour être capable d’entrainer jusqu’à 70% de perte du rendement annuel et le CBSD en provenance de l’Afrique centrale quand à elle peut entrainer 100% de perte du rendement de manioc.

Dans la dynamique d’impacter significativement la propagation de ces deux maladies qui menacent la sécurité alimentaire dans la sous-région Ouest africaine, les participants à ce séminaire ont eu pendant les deux jours à entre autres établir l’état des lieux de la menace liée à ces maladies, établir un plan d’action national de lutte contre ces maladies, mettre en place une structure opérationnelle d’urgence, déterminer des mesures phytosanitaires, des mécanismes de surveillance, de diagnostique, d’alerte et de riposte pour la gestion des maladies virales du manioc.

L’action intervient dans le cadre de la mise en œuvre du programme régional “West  african virus épidémiology” (WAVE) qui est exhorte les États abritant ses activités à mettre en place un plan d’alerte précoce et de riposte contre les maladies virales du manioc.

L’idée selon les initiateurs était de parvenir à établir un plan d’action national de lutte contre les maladies virales du manioc et leur propagation dans la sous région ouest africaine et de garantir la sécurité alimentaire dans le pays.

“Avec notre plan d’action, nous sommes en mesure de faire la riposte en temps opportun, il s’agit de surveiller nos frontière et de ne pas laisser entrer le matériel de plantation du manioc sur le territoire n’importe comment”, a laissé entendre  Adjata DJODJI, maître de conférence à l’Université de Lomé et Directeur national du projet WAVE au Togo.

Le programme WAVE est une initiative financée par les États-Unis et le Royaume Uni. Il est exécuté dans 7 pays africains du centre et de l’Ouest à savoir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Nigeria, la République Démocratique du Congo et le Togo. Son but principal est de contribuer à la sécurité alimentaire par une gestion des maladies virales des plantes à racines et tubercules de façon régionale et coordonnée.

Dieudonné MESSAN

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