Togo: Bond du gouvernement vers les réformes constitutionnelles, le bout de phrase “en aucun cas” écarté et sacrifié

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(Reporterdafrique.com)-Le gouvernement togolais s’est encore une fois réuni ce vendredi 9 novembre 2018 au palais présidentiel, au sortie de la précédente du jeudi 8 novembre.

D’importantes décisions en vue des réformes constitutionnelles et institutionnelles ont été prises notamment  celles relatives à l’élection du Président de la république, le mode du scrutin et la composition de la cour constitutionnelle.

Au cours des assises, Faure Gnassingbé et ses ministres ont adopté un projet de loi portant modification des articles 59, 60 et 100 de la constitution de 1992.

Selon le communiqué ayant sanctionné les travaux le  projet adopté comporte trois principales articles nouvellement introduits dans la constitution.

Le tout nouveau article 59 de la constitution fixe le mandat du Président de la république à 5 ans renouvelable une fois.

La seconde modification au titre du nouveau article 60 prévoit l’élection du président de la république au scrutin uninominal majoritaire à deux tours et le dernier, l’ article 100, nouveau également dans la constitution togolaise limite le mandat des membres de la cour constitutionnelle à 6 ans renouvelable une seule fois.

La plus pertinente des remarques au sujet de ces modifications apportées à la constitution togolaise aujourd’hui est que  le bout de phrase “en aucun cas nul ne peut faire plus de deux mandats” tant réclamé par l’opposition notamment la C14 à travers les manifestations de rues depuis le 19 Août 2017 est purement et simplement écarté et sacrifié par Lomé II mais toute fois, ces nouveaux articles finiront leur processeurs d’adoption soit  par vois parlementaire soit par vois référendaire pour intégrer les constitution et peser de tout leur poids sur le climat sociopolitique politique du pays.

Reste à voir quelle sera le comportement des députés de l’opposition une fois  le projet introduit à hémicycle pour sont adoption, par ailleurs l’attitude du  peuple togolais au cas d’un référendum pour adopter le texte projet reste désormais le “Wait ans see” dans la marche du pays vers une démocratie plus républicaine.

Dieudonné MESSAN

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