Togo : ESAM, le PIB, objet de réflexion face au bonheur des citoyens

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Photo: Roger MIFETOU Directeur Général d’ESAM à la clôture des travaux

L’École Supérieure d’Audit et de Management (ESAM) a observé sa traditionnelle conférence de rentrée universitaire ce mercredi 7 Novembre 2018 à Lomé.

Ils sont plusieurs centaines d’étudiants, fonctionnaires, autorités administratives et gouvernementales ainsi que bien d’ autres anonymes à prendre part à ce rendez-vous d’échanges et de partages.

“Peut on mesurer le bonheur ? Le cas du PIB” était la thématique au cœur des réflexions.

Selon Alain Burlaud, professeur agrégé des sciences de gestion et principal animateur de la rencontre à travers son exposé, “la richesse des nations étant généralement mesurée par le Produit Intérieur Brute (PIB), un instrument de mesure rudimentaire qui ignore les questions sociales, environnementales et de développement durable, alors la recherche d’indicateurs alternatifs qui retraceraient mieux la création et la répartition des richesses et qui mettraient la lumière sur les questions de l’environnement, le réchauffement climatique s’impose de nos jours aux États de la planète”.

Le mal qui découle de cette situation Poursuit – il “est qu’il n’existe  pas à ce jour de consensus au niveau mondial pour trouver un indicateur qui montre la voie et qui permet de diriger les pays en prenant des mesure au niveau national et international pour éviter une catastrophe de plus en plus probable”.

Face à l’enjeu, le professeur émérite, ancien Directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers en France à travers son développement, propose à son auditoire composé en majorité d’étudiants que “les gouvernements prennent des mesures qui sanctionnent l’incivisme notamment en matière de respect vis à vis de l’environnement par des relais au sein de l’opinion publique des États”.

Il était question pour les premiers responsables de cet établissement d’enseignement supérieur, d’éveiller la conscience des étudiants sur les enjeux liés au sujet en vue de construire des citoyens avertis et responsables dans la perspective de générer des richesses mieux partagées et sécurisées.

“Nous Avons choisi ce thème pour faire la lumière sur les difficultés qu’on rencontre en utilisant le PIB dans la mesure du bonheur des citoyens. Et les réflexion des uns et des autres nous ont permit de voir quelle est finalement la meilleure mesure possible et nous sommes parvenus à l’évidence qu’il y à une construction qui doit se faire dans chaque pays parce que le bonheur de chaque pays doit se définir par ses citoyens”, a affirmé Roger MIFETOU, Directeur Général de l’ESAM.

Dieudonné MESSAN

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