Togo: Le FCTD dans les rues de Lomé sous haute escorte des forces de l’ordre samedi

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Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) et ses alliés de la Société civile togolaise ont encore pris d’assaut pour une seconde fois, les rues de la capitale togolaise ce samedi 3 Novembre 2018.

Si les populations de la ville de Sokodé à l’intérieur du pays sont toujours terrées chez eux du fait du fort déploiement de militaires dans cette ville assiégée depuis des mois, ville abritant le siège du Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, les membres du FCTD appuyés par les militants et sympathisants de l’opposition togolaise regroupée au sein de la C14 eux, ont pu manifester à Lomé malgré l’importante déploiement des forces de l’ordre et de sécurité sur les lieux des manifestations dites pacifiques.

Le changement d’itinéraires imposé par le pouvoir de Lomé 2 n’a pu non plus empêcher les populations de Lomé et de ses environs de répondre massivement à cette deuxième appel à la manifestation pacifique de ce jour organisées par le Front aux yeux des leaders de la coalition de l’opposition et d’autres organisations de la Société civile qui ne cessent d’indexer le pouvoir de Faure GNASSINGBÉ d’entretenir le statut quo relatif à la crise sociopolitique en cours dans le pays, une crise qui peine à trouver un dénouement pacifique malgré la fameuse feuille de route prescrite par la CEDEAO.

Les premiers responsables du Front disent réclamer du pouvoir togolais à travers ces manifestations, la libération immédiate et  sans condition de tous les détenus politiques, la mise en œuvre des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales avant toutes élections dans le pays et la cessation des violences, tracasseries, menaces et intimidations exercées contres les paisibles populations et les responsables des partis politiques de l’opposition et de la société civile, ainsi que l’arrêt du processus électoral en cours piloté par le sieur Kodona Kadanga accusé par l’opposition d’être une aile marchande du pouvoir.

“Nous estimons que le recensement a été mal fait avec l’enrôlement des mineurs, des populations qui n’ont pas été pris en compte, des gents qui se sont fait enrôler plusieurs fois. Pour nous il n’est pas question de nous associer à un simulacre de processus électoral et donc il n’est pas question d’aller à des élections dans ces conditions le 20 décembre,  a d’abord martelé au point de chute, le professeur David DOSSEH,  premier porte-parole du FCTD.

Le front entend dès ce samedi entamer une série de manifestations pacifiques à Lomé et dans les villes de l’intérieur du pays jusqu’à l’obtention de satisfaction relativement aux revendications qui déboucheront selon les leaders de ce mouvement de la Société civile togolaise sur des élections consensuelles et inclusives.

“Maintenant que nous avons commencé les manifestations, nous n’allons pas arrêter. Nous restons dans le cadre pacifique et nous envisageons aller manifester dans les autres villes du pays. Le peuple togolais a demandé des réformes et temps qu’on n’aura pas ces réformes, nous restons dans la Rue même si la CEDEAO estime qu’il faut aller à des élections le  20 décembre dans des conditions illégitimes et inacceptables:, ça n’engage que la CEDEAO. Mais nous, nous voulons qu’il y ait des institutions démocratiquement  fortes et nous allons continuer par nous battre pour qu’il y ait vraiment de ces institutions fortes au Togo”, a poursuivi le professeur DOSSEH.

Dieudonné MESSAN

 

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