Togo-Ghana, Vers une Délimitation des frontières maritimes par des arrangements

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Lawrence APAALSE du Ghana et Dammipi NOUPOKOU  du Togo échangeant les documents comportant les accords signés

La question de la délimitation des frontières maritimes entre le Togo et le Ghana était au centre   d’une rencontre entre les deux États voisins ces 30 et 31 octobre 2018 à Lomé.

Il s’agissait pour les autorités maritimes des deux pays dans une approche de bon voisinage de s’entendre sur la délimitation des limites communes maritimes.

Au cours des travaux, les deux voisins ont convenu des arrangements provisionnels de nature à éviter les incidents entre les deux conformément aux articles de la convention des Nations-Unies sur le droit de la Mer sous réserve de la résolution  finale relative à la délimitation de ladite frontière, de suivre le programme de travail assorti de délai dans le cadre des négociations qui vont se poursuivre a Accra dans la capitale Ghanéenne et de nommer des points focaux  permanents pour faciliter la communication régulière  au profit des deux pays.

“L’enjeu c’est que chaque pays sache où commence sa souveraineté maritime et où elle s’arrête. C’est dire qu’il aura dorénavant des zones qui seront exclusivement sous juridiction ghanéenne et des zones sous juridiction togolais. Et donc nous avons convenu d’un calendrier de négociations qui va nous conduire jusqu’à l’année prochaine et nous espérons qu’à l’issue de ce calendrier nous pouvons parvenir à une frontière consensuelle”, a partagé Stanislas BABA, conseiller pour la Mer auprès du Président de la république togolaise avant d’ajouter qu’ “en attendant ces mesures consensuelles ont devait s’abstenir des prospections pétrolières dans les eaux territoriales”.

A écouter la partie ghanéenne on ne peux empêcher les populations d’exercer leurs activités avant l’accord finale.

“En attendant d’arriver à un accord négocié entre les deux parties nous allons essayer de nous organiser et faire  en sorte qu’il n’y ait pas d’impacts sur les activités  qui sont menées par les deux populations  dans les eaux territoriales. On ne peux pas empêcher les populations de pêcher ni de faire  les prospections pétrolières, a fait savoir Lawrence APAALSE, Directeur de Cabinet au ministère de l’énergie du Ghana à la clôture des travaux.

Dieudonné MESSAN

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