Gestion maritime, le Togo et le Bénin saisissent les Nations-Unies pour étendre leur plateau continental

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Stanislas BABA, Conseiller pour la mer au prêt du Président de la République, deuxième à gauche

La gestion de l’économie bleu devient de jour en jour une préoccupation prioritaire en matière de droit international pour les États côtiers de la planète.

Selon la convention des Nations-Unies sur le droit de la mer qui fixe à 350 milles marins maximum les limites du plateau continental des États, “l’État côtier communique des informations sur les limites de son plateau continental lorsque celui ci s’étend au delà de 200 milles marins des lignes de base à partir des quelles est mesurée la largeur de la mer territoriale”.

Sur cette base, d’après le Haut Conseil pour la mer, les enjeux de souveraineté, économiques et stratégiques sur les eaux territoriales ont amené le Togo et le Bénin à travers leur commission nationale des frontières maritimes à soumettre conjointement dans une approche de bon voisinage le 21 septembre 2018 au siège des Nations-Unies, leur dossier d’extension de leur plateau continental respectif qui va au delà des 200 milles nautiques.

Les deux États voisins du Golfe de Guinée dont le dossier a été classé selon l’ordre d’arrivée à la  80èm place sur les 135 pays côtiers au monde, auront l’opportunité de présenter en 2019 les informations contenues dans leur dossier relativement à leur plateau continental au prêt de la commission des limites maritimes au siège des Nations-Unies à New York.

Sur la base de ces informations, la commission des limites du plateau continental aura après examen à produire dans un délais minimal de 10 ans des recommandations pour la fixation sur le tracé des limites extérieures du plateau continental qui devrait être pris en compte par chacun des deux États.

La nouvelle est connue du public ce vendredi 5 Octobre 2018 à travers une conférence de presse animée par les gouvernement togolais à Lomé.

A en croire le premières autorités maritimes togolaises, la détermination des limites extérieurs des deux voisins permettra à chacun d’affirmer de façon permanente et autonome sa souveraineté sur sa surface maritime et d’en jouir des ressources s’il y en a.

“Nous voulons avoir l’entière maîtrise de nos espaces maritimes et en exploiter les opportunités en terme de ressources y compris le développement de l’économie bleu. Nous caressons le rêve d’y trouver des métaux précieux, de métaux rares, des hydrocarbures”. A d’abord affirmé Stanislas BABA, Conseiller pour la mer au prêt du Président de la République, avant d’ajouter que “Le sujet est une question d’intérêt et l’avenir de notre pays en dépend pour les générations futures”.

Dieudonné MESSAN

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