Togo: Droits de l’Homme, le pays a régressé selon le CACIT

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A en croire le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), la crise sociopolitique en cours dans le pays depuis le 19 Août 2017, a provoqué un renforcement de la dégradation de la situation des droits de l’Homme. C’est ce que révèle une enquête publiée ce mardi à Lomé.

D’après le CACIT, la crise a renforcé le malaise social et le climat de défiance entre les acteurs. Une situation qui a généré des conséquences sur la situation des droits de l’Homme et des libertés publiques fondamentales.

Ils est établis selon  ces associations militantes pour les droits de l’Homme que la jouissance de plusieurs droits et libertés publiques garantis par les instruments nationaux et la constitution ont été remise en cause dans le pays.

Au rang de ces droits, le CACIT évoque l’atteinte au droit à la vie, à l’intégrité physique, à la liberté et à la sécurité des personnes, à la liberté de manifestations et de réunions,  des atteintes à la liberté d’expression, d’opinion et d’information, des cas de torture, et de traitements cruels, inhumains et dégradants , des cas de disparitions forcées, des atteintes à l’administration de la justice,

D’après un  rapport élaboré après un travail de recherche et d’analyse des informations en sa possession, portant sur la situation des droits de l’Homme et les libertés publiques fondamentales en lien avec la crise sociopolitique togolaise, un bilan rendu public ce mardi à Lomé au cours d’une rencontre des premiers responsables du CACIT avec les professionnels de médias, le CACIT se dit être à ce jour en mesure d’établir que dix neufs personnes dont deux militaires et quatre mineurs ont perdu la vie soit par balles soit des suites de torture ou par noyade.

Il est aussi établi selon le CACIT à travers le même rapport que la relation de cause à effet concernant le décès de deux autres personnes asthmatiques qui avaient inhalé des gazs lacrymogènes dont l’une à été empêchée par les forces de l’ordre et de sécurité de se rendre à l’hôpital et l’autre battue.

Le rapport a révèle dans son extension au moins trois cents cas de civiles blessés qui ont été flagellés, matraqués et qui présentaient des hématomes et des contusions dans le cadre de ces manifestations.

En fin pour ce qui est des arrestations, le rapport mentionne 560 personnes arrêtées dont la plupart libérées avec 53 qui restent toujours en détention.

“Nous avons constaté que pendant la période du 19 Août 2017 au 19 Août 2018, il y a eu malheureusement un retourne en arrière sur le respect des droits humains” A déploré Spéro MAHULE, Président du CACIT

Les premiers responsables du CACIT disent disposé ce document dans le cadre du suivi et évaluation de la situation des droits de l’homme au Togo en vue d’un plaidoyer dans la mise en œuvre effective des instruments juridiques relatifs aux droits de l’Homme et pour le renforcement de la démocratie et de l’État de droit dans le pays.

Pour y parvenir des recommandations ont été par la même occasion adressés aux acteurs nationaux et internationaux ainsi qu’aux partenaires du pays.

A l’endroit du gouverner il s’agit entre autres de mener dans les meilleurs délais des enquêtes indépendantes, approfondies, crédibles, transparentes et impartiales sur les violations de droits de l’Homme commises par des agents de l’État et par des personnes affiliées aux agents étatiques dans le cadre de la répression des manifestations, les personnes décédées, blessées et disparues depuis le 19 Août 2017 et de traduire en justice les auteurs présumés quelques soient leurs rangs ou leurs positions en accord avec les standards internationaux.

Aux acteurs et partis politiques, le CACIT formule le vœu de définir et de mettre en œuvre des programmes de sensibilisation et de formation politique et citoyenne de leurs membres en vue du renforcement de la culture démocratique et du respect des droits d l’Homme dans le pays.

Au regard de la société civile, il leur est demandé de s’investir davantage en toute objectivité et professionnalisme à la surveillance des droits de l’Homme et des libertés publiques en vue de contribuer efficacement à la protection des défenseurs de droits.

S’adressant à la communauté internationale, le CACIT demande de poursuivre son appui et accompagnement au gouvernement togolais dans ses efforts pour la réalisation de ses obligations internationales en matière de garantie et de protection des droits de l’Homme et des libertés publiques fondamentales.

Dieudonné MESSAN.

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