Togo : Insécurité, la criminalité en hausse au premier semestre 2018

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La situation sécuritaire au Togo ces six derniers mois n’est pas de bonne augure. Le cas de cet homme de la quarantaine d’âge retrouvé mort sur le boulevard Malfacassa à Bè-Kpota  dans la capitale un peu tôt au matin le samedi 7 juillet 2018, en est une illustration.

A la simple vue, on pouvait identifier un corps sans vie  avec des traces de sang et de ciment sur la peau, qui gisait sur la chaussée jusqu’aux environs de 8h du matin.

Les riverains qui semblaient ignorer ce qui pouvait occasionné cette mort aussi indigne de cet homme, étaient sous le coup du choc à la découverte du cadavre.

Les pistes de la criminalité, de la vindicte populaire, du cambriolage, de l’assassinat, ou encore d’un braquage, des phénomènes de plus en plus récurrents dans les rues de Lomé et des autres villes de l’intérieur du pays ne sont pas écartées.

Selon le rapport sécuritaire qui concerne l’ensemble du territoire togolais au cours des six derniers mois de l’année en cours, présenté à Lomé vendredi 3 Août 2018 par le ministère de la sécurité, on dénombre cinq faits de criminalité qui puissent aboutir à ces genres de décès.

Pour ce qui concerne le braquage 15 faits ont été constatés avec trois morts et 13 blessées. S’agissant des voles à mains armées, 31 faits ont été constatés avec un bilan de six morts, 17 blessées et deux interpelés.

La rubriques des meurtres et lynchages ont enregistré 74 faits avec 14 morts dont 8 à Lomé par lynchage , 17 meurtres à Lomé, 8 cas dans l’Ogou, 5 cas à Anié, et 4 autres cas dans l’Avé et le Zio.

Au niveau des cambriolages 74 faits ont été constatés 44 cas enregistrés à Lomé et ses environs avec 21 cas dénombrés dans la préfecture d’Agouè-Nyivé.

Un nouveau cas d’infraction constatés parmi la communauté peule sur le territoire est la pratique de l’enlèvement avec pour victimes des éleveurs, suivis de demande de rançons avec 7 cas reconnus dont trois à Anié.

Le dernier phénomène est celui des gaïmen avec 13 arrestations par la police togolaise dans le cadre de la coopération en matière de police criminelle entre le Togo et le Bénin.

L’autre fait d’insécurité qui est d’actualité relevé par le rapport est la transhumance avec 32 cas avérés dont 8 cas de dévastation de champs, 12 cas de violence volontaires, 7 homicides volontaires, 10 cas d’abattage de bœufs, 2 cas de détention d’armes illégales, 1 cas de menaces de mort, 4 cas de voles, 3 enlèvements, et 1 cas de destruction et de dégradation.

Des faits qui démontrent à suffisance que le Togo qui occupe le deuxième rang dans l’espace UEMOA en matière de sécurité des personnes et des biens a encore des efforts à faire en la matière. “Nous demandons aux officiers  supérieurs qui font déjà bien leur travail de redoubler d’effort pour garantir davantage de sécurité à nos populations”. A fait savoir YARK Damehame, ministre de la sécurité et de la protection civile.

Dieudonné Messan

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