Togo : Relance du dialogue avec les deux présidents facilitateurs à Lomé.

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Photo : Les deux facilitateurs, le Professeur Alpha Condé à gauche

Le dialogue togolais a repris ce mercredi 27 juin à Lomé avec la présence effective de deux chefs d’Etat mandatés par la CEDEAO.

Le Professeur Alpha Condé de la République de Guinée et Nana Akufo-Addo du Ghana se sont entretenu en tête à tête jusque tard dans la soirée avec les délégations du parti au pouvoir, du gouvernement et celui de la coalition des 14 partis de l’opposition conduite par la coordonnatrice Brigitte Kafui Adjamagbo – Johnson,  avec une visite éclaire de Faure Gnassingbé un peu tard dans l’après-midi.

Des consensus pour une sortie de crise apaisée et durable étaient sur la table des discussions engagées de façon bilatérale, dans un climat décrispé et apaisé selon la facilitation.

D’après  le communiqué ayant sanctionné les travaux,la facilitation sous-régionale invite les partis politiques et toutes les forces vives togolaises à s’abstenir de tout acte et agissement susceptibles de compromettre la paix et la stabilité du Togo et de la sous-région.

Il est aussi demandé aux protagonistes de faire preuve de retenue pour ne pas compromettre les efforts en cours. Les deux chefs d’États demandent au gouvernement  toujours dans le rapport final de ce jour, la poursuite des mesures d’apaisement notamment la libération des personnes arrêtées au cours des manifestations et d’étendre dans le respect  de l’ordre public et des lois en vigueurs, le droit et  la liberté de manifesté  à l’ensemble du territoire y compris les villes de l’intérieur sans exception de Sokodé, Kara et Mango.

Les protagonistes se sont mis d’accord  sur la poursuite des activités de l’Assemblée Nationale conformément à la constitution, au-delà de l’échéance prévue pendant laquelle toute activité liée aux élections reste suspendue pour ne se tenir à titre indicative qu’avant fin novembre 2018.

Les préoccupations exprimées par les parties seront soumises au prochain sommet des chefs d’Etats Africains pour un climat sociopolitique apaisé et  une  solution durable.

“À partir du moment où toutes les parties prenantes comprennent et acceptent que toutes nos actions doivent s’inscrir dans le respect scrupuleux de l’ordre constitutionnel démocratiquement établit, nous crayons que le reste est une question de volonté de part et d’autre, et de notre côté cette volonté existe.

L’objectif attendu, c’est bien de nous assurer qu’à l’avenir tous les efforts vont converger vers la tenue des élections conformément aux dispositions républicaines. Nous allons œuvrer pour que d’ici fin novembre 2018, les togolais puissent s’exprimer dans les urnes“.

A déclaré Gilbert Bawara, Ministre de la fonction publique.

Pour les parties de la coalition des 14, reunis en conference de presse jeudi à Lomé, une contradiction se persoit entre la suspention des activité liéés à l’organisation des élections et ce souhait de la tenue d’élections dans ce délai émis.

“Nous souhaitons que cette crise soit résolue de façon durable. Et donc nous nous en tenons à un consensus sur la date de la tenue de ces élections telle que proposée par la facilitation après la mise en oeuvre  des réformes et de  toutes les tâches qui s’imposent avant la tenue de ces élections dont le pays a besoin. Nous estimons  donc que le ministre Bawara va vite à la besogne. Ses propos vont à l’opposé de ce que les facilitateurs ont dit. Cette date de fin novembre n’est pas une obligation. Nous disons donc que le contexte a énormément changé pour l’organisation d’élections frauduleuses au Togo. Ce n’est plus possible”.

A martelé Brigitte Kafui adjamagbo-Johnson, Coordonnatrice de la coalition des 14 partis de l’opposition.

 

Dieudonné Messan

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