Togo : l’UNFPA a rendu le rapport 2017 sur la lutte contre les décès maternels et néonataux.

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Le  gouvernement togolais appuyé par ses partenaires techniques et financiers s’est engagé depuis les années 2000  à  réduire les décès liés aux complications de la grossesse et de l’accouchement et la mortalité des nouveaux nés à travers le développement et le renforcement des capacités des structures de soins dans la prise en charge des complications obstétricales reconnus comme causes de la mortalité maternelle.

Selon Le Fonds de Nations Unies pour la Population (UNFPA), un des partenaires engagé aux côtés du pays dans cette lutte, il est estimé que sur 100 000 naissances vivantes, 401 femmes meurent pendant la grossesse ou cours de l’accouchement dans les 24 jours suivant la naissance  soit 2 à 3 décès par jour. Les mêmes sources indiquent que sur 1000 bébés qui naissent vivants, 27 décèdent dans les 28 jours qui suivent leur naissance et 50% meurent dans les premières 24heures.
Convaincu de l’efficacité d’une lutte  technique et bien structurée contre ces drames, l’Etat et ses partenaires ont opté pour le renforcement de capacité des centres sanitaires et leurs personnels par la, mise à disposition de Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence (SONU) et la surveillance des décès maternelles et néonatal et Riposte en 2010, des interventions  qui seront par la suite institutionnalisés et intégrés au système national de surveillance de maladies et riposte.
Apres 4 années de mise en œuvre, un bilan satisfaisant, selon les experts vient dresser l’état des lieux ce lundi 08 mai 2017 à Lomé.
D’après les restitutions du rapport de l’UNFPA, les impacts des réseaux  SONU qui prennent en charge 70 à 80% des états morbides, à travers  des actions de renforcement de capacité des formations sanitaires sur la qualité techniques et efficace  des soins et sur la satisfaction des  bénéficiaires épargnés des frais d’intervention  sont  avérés.
Ainsi, le taux de létalité maternelle est passé de 5,6% en 2006 à 1,2% au second trimestre de l’année 2016.
Le taux de létalité néonatal (mort- nés frais et dans les 24H) a chuté de 12,6% en 2% au second trimestre de l’année 2016.
Le Taux des accouchements dans les réseaux SONU a reculé a progressé de 6,1 en 2006 à 33% en 2016.
Le taux de césarienne a aussi connu une hausse en passant de  1 ,6% en 2006 à 7% au second trimestre de l’année 2016.
Pour ce qui est de la surveillance des décès maternels, néonataux et Riposte (SDMR), le système sanitaire togolais a pu compter régulièrement les décès de mères et de bébés et identifié les disfonctionnements qui empêchent encore d’atteindre l’objectif de garantir que chaque accouchement soir sans danger.
Il en ressort selon le rapport que pour une population de 7 092 022personnes, 283 681 naissances attendues, et pour 1 135 décès maternel attendus, 229 décès notifiés,  le pays enregistre une performance de 20%.une performance jugées plus faible s’agissant de la revue des cas.
Le taux des audits de décès maternels est de 36,7% en 2016 contre 42,6% en 2015.Chea les nouveaux nés le taux qui  était de 1 ,12%en 2015 est passé à 1,06% en 2016 sur toute l’étendue du territoire.

Selon Saturnin Epie, Représentant résident de l’UNFPA au Togo, « ce rapport célèbre les succès obtenus en matière de soins de qualité plus disponibles et mieux utilisé qu’il ne l’était en 2012.  Cependant, il attire l’attention collective sur les défis Qui  persistent encore » a-t-il fait observé.

Dieudonné Messan

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